maurin_et_la_spesa

les oeuvres sont en réserve

L’exposition OPEN HOUSE octobre 25, 2013

Journées Portes ouvertes à l’atelier de Parignargues 30250 —

magnanerie-36   OPEN HOUSE

Exposition « OPEN HOUSE » du 21 au 29 septembre 2013

Dans notre atelier agrandi exceptionnellement de tout un étage et d’une aile de bâtiment (+ de 450 m²), nous proposerons une exposition d’œuvres récentes, des vidéos, des installations-vidéos et des sculptures. Ce travail de tout un été a été influencé par les nouveaux volumes à occuper, des volumes atypiques et fortement connotés, de nouvelles pratiques acquises durant les deux dernières années ainsi que de nouveaux matériels de production et de projection.

Vidéos, installations vidéo, sculptures.

Quelques images :

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Ces travaux et d’autres sont à voir sur le site dans leur catégorie respective.

 

GloryLove novembre 11, 2012

Dans le cadre de l’exposition HEM HEM,
voir la galerie d’images ici

J’aime ta peau ton corps- et l’étau de ta bouche en cœur
J’aime surtout d’abord – ton hoquet et tes hauts le cœur
Gloryhole
Telle un vampire tu réveillerais un mort – dans la fêlure où glissent mes remords –
et mes craintes les pires – les mauvais coups du sort-
Et si j’ose un soupir- avant que tu ne m’essores – dans la fêlure –
C’est pas la mer à boire – c’est ton désir – et c’est mon désespoir –
Mes pensées impures – que tu fais disparaître dans un murmure-
Ce n’est pas toi, peut-être -…

Benjamin Biolay

Gloryhole extrait
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Pièce à convictions février 9, 2012

Un article sur paris-art : Interview Susplugas-Declercq

« Pièce à convictions »

Sculpture de dimensions 40 x 42 x 23 cm en céramique (grès porcelainique) + vidéo n&b gravée sur dvd en boucle, durée ± 10mn


Cette sculpture a été réalisée à partir d’une posture choisie parmi les dites acrobatiques dans le Kâma-Sûtra et se construit grâce à divers fragments d’asanas de hatha-yoga.

La vidéo retrace les péripéties inhérentes à l’aventure de l’art et du couple, les divers petits arrangements (entre amis) nécessaires ; la créativité ne sera pas superflue pour inventer toutes sortes de cales et béquilles utiles à cet effet. Tous les jugements de valeur sont à suspendre, ainsi que toutes comparaisons désobligeantes. Il s’agit d’avancer sur une voie éminemment pratique, qui dispense de toute théorie, tout au moins sur l’instant.

Évidemment, retour sur le combat contre la gravité dans tous les sens du mot, l’attraction terrestre, les limites du corps humain, le poids des humeurs, le choc des squelettes … Évaluer la souplesse à acquérir, envisager les échauffements, les exercices, et enfin tout ce qui peut pallier aux déficits éventuels… Entre sublimation et disqualification.

***

Cette pièce a participé à l’exposition : « Je hais les couples »

Une proposition de Jeanne Susplugas et Alain Declercq.
Du 20 janvier au 25 février 2012. LOFT CMJN, 46 Bd Magenta – 75010 Paris.
+33(9) 51 74 75 39 <<< Contact : www.wjamoisartpartners.com

je-hais-les-couples-idemr  (communiqué de presse : Isabelle de Maison Rouge)
Articles et images http://www.parisweb.tv/Vernissage-de-l-exposition-Je-hais-les-couples_v1741.html
http://beautifulanddelights.blogspot.com/2012/02/je-hais-les-couples-jeanne-susplugas.html

 

Keep_in_suspense au FRAC LR décembre 1, 2011

Le lien vers la captation vidéo est dans l’image.

Ici, le texte de la conférence.

 

Keep_in_suspense au Living_Room septembre 30, 2011


Keep in suspense – Maurin et La Spesa
Performance-Conférence  autour d’une sculpture

L’art-la vie-la mort, Part II
Vendredi 30 septembre 2011 à 19 h au Living Room

La question posée ici par Maurin et La Spesa est la réception de leur travail artistique par les regardeurs : sont-ils à même d’apprécier certaines de leurs pièces, par exemple cette récente production mentale de Maurin, un petit cochon pendu au plafond, une SFH (entendez sculpture figurative hyperréaliste) qui se réfère à une comptine en un temps où l’on savait reconnaitre une queue de cochon.

Dans quelle mesure peut-on demander au public  de consacrer un temps stable d’observation détaillée l’esprit disponible et détendu, à une sculpture qui ne performe en aucune façon ?

Sans compter que l’entreprise de La Spesa témoigne peut-être d’un soupçon planant sur la dite sculpture : serait-elle suffisante pour être présentée seule et muette… ne souffrirait-elle pas d’un manque de conviction plastique ? Une présence discourante plus ou moins attractive sur le fond pourra- t-elle compléter  ou remédier à une possible faiblesse de la forme ?

Ce qui expliquerait assez la relation au Burn Out Syndrome, maladie professionnelle qui menace plus qu’on ne croit les artistes aujourd’hui dans l’épuisement d’une auto exploitation scandaleuse dans la recherche du chef d’œuvre

 

Nourritures terrestres, installation janvier 6, 2011

Nourritures terrestres, installation

Lieu d’exposition : Chapelle de la Salamandre -3 place de la Salamandre – Nîmes – Tél 04 66 76 23 90 Exposition du 3 au 25 septembre 2010 – Ouvert du mardi au samedi de 15 à 19 hInstallation produite par l’association Le Manif pour la manifestation « D’un regard l’autre » deuxième édition dans le cadre du Festival régional ARTDESSENS initié par le Conseil régional Languedoc-Roussillon – 2010

 

La dernière marche mai 22, 2010


PROJET : Dead Man Walking  (La dernière marche)

Si ce projet peut faire référence aux figurations médiévales de la vanité c’est qu’on se trouve ici en affinité avec l’irrévérence et la forme comique conjuratoire …

« La verticalisation du corps vivant et son retour à l’horizontale sont donc bien une affaire où le regard de l’autre joue un rôle essentiel, car ce sont les autres qui, dans le noir sans conscience où nous serons « un jour », se chargeront d’allonger notre corps sous la terre et de nous faire disparaitre à leurs yeux. C’est sur cette différence radicale (la différence symbolique) que repose la confiance entre les êtres et le lien de l’humanité avec elle-même. » (Emmanuel Latreille – Alain Benoit-Recherche d’une statuaire-Catalogue : Tenir gros-Alain Benoit- 2008)


« Le propre de la Vanité était de constituer une méditation de caractère religieux sur la nature humaine : la Vanité contemporaine ne constitue-t-elle pas la plus juste expression d’un monde qui n’en revient pas d’être sans Dieu, un monde purement humain, livré aux forces du comique et de la dérision ? » (Catherine Grenier-La revanche des émotions-Seuil-2008)

L’installation Dead Man Walking est composée des sculptures statuaires, autoportraits plutôt réalistes de M&LS, d’un corbillard hippomobile, de deux cercueils capitonnés ouverts et de deux corbeaux naturalisés.

C’est une projection – auto représentation fictive du couple – d’un moment post-mortem, qui se joue de la dualité vie/mort, et qui transgresse les interdits et les tabous de la figuration des morts. Leurs visages seront moulés sur le réel, mais leurs colorations seront (sobrement) cadavériques.

Maurin et La Spesa exprime sur le ton de l’humour noir, une certaine « fatigue d’exister » dans le travail et l’effort qui caractérise leur pratique artistique et leur engagement pour l’art en général, symbolisée par la panne de leur propre corbillard et l’effort ultime qu’il ont encore à produire pour le pousser jusqu’au cimetière… et assumer leur propre mise au tombeau.

En ce qui concerne la passivité où l’on est (paraît-il) quand on est mort, apparemment ici la mort de M&LS n’aura été qu’une simple panne de conscience, (la participation des autres à leur disparition est signalée par les habits conventionnels tout à fait inhabituels chez eux  dont ils sont vêtus) et puis les « choses à faire » ont ressurgi, plus le temps de penser alors à se laisser aller à l’horizontale… Il faut agir : Papa tire et maman pousse ! (chanson « papa pique et maman coud »)

La vétusté du « petit véhicule » outre sa référence légère au bouddhisme occidental et sa plasticité manifeste, fait référence à l’archaïsme des images de la mort encore en vogue aujourd’hui, et aux notions de retour à l’essentiel (fabrication de la « caisse en bois », décoration minimale et pourtant soignée, efficace : les peintures noires avec un filet d’argent, les festons, le capitonnage, les textiles, etc.) qui font penser à la manière populaire d’accompagner ses morts, manière qui a perduré dans les villages, avec un rapport au rural (le cheval) et à la familiarité avec ses choses (perdues dans l’aménagement moderne des morts en hôpital, les morgues, les emballements en sacs plastiques, etc.) dans un monde plus en phase avec la réalité des relations et des corps, et du coup plus près des évènements de nos vies.

Pour Maurin et La Spesa, particulièrement, cet aspect du « fait-main » et « fait humain » est partie intégrante de leur propos, car ils pensent (et le prouvent) que toute évolution, tout travail artistique recherchant des nouvelles images, demandent de s’y atteler entièrement et de toute son énergie…

Ce projet est à ce titre deleuzien dans le sens où « trop de gens veulent être bordés » : un appel à la conscience élargie, à la volonté d’agir en travaillant vers cet objectif, à la production d’imaginaire et de désirs de l’être pour lui-même (pour se transformer lui-même) : Borde-toi donc toi-même ! Pourquoi pas « Enterre-toi donc toi-même ! »

«  Comme on fait son lit on se couche, personne ne viendra vous border, trop de gens veulent être bordés (…) Il faut faire (passer) son chemin – voir encore le désir qui construit l’espace d’une réalisation possible… » Gilles Deleuze dans « Dialogues »

Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l’étendue de sa misérable condition. « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. Toute la joie silencieuse de Sisyphe est là. Son destin lui appartient. Son rocher est sa chose. » (« le mythe de Sisyphe » – Albert Camus)

Outre le geste d’une production esthétique bravache et quasiment burlesque, ce projet est une expression métaphorique des angoisses et du désespoir des artistes : à la fois cette fatigue occasionnée par le poids du travail quotidien et les progrès toujours trop lents à leur goût sur leur nature humaine et ses atavismes (comme il est ardu de changer quelque chose à sa propre nature, quand va-t-on pouvoir se reposer, etc. ?), et la mise en scène, comique et grotesque (l’endroit de la vanité) où sont représentés la non-résolution des aspects religieux ou athées de la vie après la mort…