maurin_et_la_spesa

les oeuvres sont en réserve

Pièce à convictions février 9, 2012

Un article sur paris-art : Interview Susplugas-Declercq

« Pièce à convictions »

Sculpture de dimensions 40 x 42 x 23 cm en céramique (grès porcelainique) + vidéo n&b gravée sur dvd en boucle, durée ± 10mn


Cette sculpture a été réalisée à partir d’une posture choisie parmi les dites acrobatiques dans le Kâma-Sûtra et se construit grâce à divers fragments d’asanas de hatha-yoga.

La vidéo retrace les péripéties inhérentes à l’aventure de l’art et du couple, les divers petits arrangements (entre amis) nécessaires ; la créativité ne sera pas superflue pour inventer toutes sortes de cales et béquilles utiles à cet effet. Tous les jugements de valeur sont à suspendre, ainsi que toutes comparaisons désobligeantes. Il s’agit d’avancer sur une voie éminemment pratique, qui dispense de toute théorie, tout au moins sur l’instant.

Évidemment, retour sur le combat contre la gravité dans tous les sens du mot, l’attraction terrestre, les limites du corps humain, le poids des humeurs, le choc des squelettes … Évaluer la souplesse à acquérir, envisager les échauffements, les exercices, et enfin tout ce qui peut pallier aux déficits éventuels… Entre sublimation et disqualification.

***

Cette pièce a participé à l’exposition : « Je hais les couples »

Une proposition de Jeanne Susplugas et Alain Declercq.
Du 20 janvier au 25 février 2012. LOFT CMJN, 46 Bd Magenta – 75010 Paris.
+33(9) 51 74 75 39 <<< Contact : www.wjamoisartpartners.com

je-hais-les-couples-idemr  (communiqué de presse : Isabelle de Maison Rouge)
Articles et images http://www.parisweb.tv/Vernissage-de-l-exposition-Je-hais-les-couples_v1741.html
http://beautifulanddelights.blogspot.com/2012/02/je-hais-les-couples-jeanne-susplugas.html

 

Keep_in_suspense au FRAC LR décembre 1, 2011

Le lien vers la captation vidéo est dans l’image.

Ici, le texte de la conférence.

 

Keep_in_suspense au Living_Room septembre 30, 2011


Keep in suspense – Maurin et La Spesa
Performance-Conférence  autour d’une sculpture

L’art-la vie-la mort, Part II
Vendredi 30 septembre 2011 à 19 h au Living Room

La question posée ici par Maurin et La Spesa est la réception de leur travail artistique par les regardeurs : sont-ils à même d’apprécier certaines de leurs pièces, par exemple cette récente production mentale de Maurin, un petit cochon pendu au plafond, une SFH (entendez sculpture figurative hyperréaliste) qui se réfère à une comptine en un temps où l’on savait reconnaitre une queue de cochon.

Dans quelle mesure peut-on demander au public  de consacrer un temps stable d’observation détaillée l’esprit disponible et détendu, à une sculpture qui ne performe en aucune façon ?

Sans compter que l’entreprise de La Spesa témoigne peut-être d’un soupçon planant sur la dite sculpture : serait-elle suffisante pour être présentée seule et muette… ne souffrirait-elle pas d’un manque de conviction plastique ? Une présence discourante plus ou moins attractive sur le fond pourra- t-elle compléter  ou remédier à une possible faiblesse de la forme ?

Ce qui expliquerait assez la relation au Burn Out Syndrome, maladie professionnelle qui menace plus qu’on ne croit les artistes aujourd’hui dans l’épuisement d’une auto exploitation scandaleuse dans la recherche du chef d’œuvre

 

Devine_qui_vient_diner juin 1, 2011


Devine qui vient diner ce soir.
Video_©mnls2011

 

Comment affiner le contrôle janvier 9, 2010


Photomontage édité sur le journal-programme des 4.21 (Artelinea-Musée du Point de vue) de juin 2006 //Edité sur la revue ce qui secret en mai 2009

Comment affiner le contrôle du système postural afin de réguler son équilibre ?

Durant la genèse de leur association artistique, Maurin et La Spesa ont eu très tôt l’intuition qu’il leur fallait créer avant tout un système postural hors norme, afin d’appréhender le phénomène physique incontournable de la pesanteur, et de débarrasser leur cerveau des contingences corporelles, pseudo-vertiges, instabilité, déviation de la démarche, et j’en passe.

Tout le monde sait qu’en milieu hostile ou inconnu, il est indispensable de se doter d’un contrôle affiné de la posture qui permet d’être à l’écoute de ses appuis -les élargir le cas échéant-, d’autoréguler son équilibre en fonction de ses choix de mouvements afin de favoriser le développement d’une palette de nuances appréciables dans l’expression plastique et visuelle proposée. (c’est la moindre des choses). Il était hors de question de se rendre responsables d’une absence de mouvements prolongée et totale, au risque de provoquer une discontinuité majeure de l’entrée vestibulaire du système.

Dès lors, les artistes feront appel à la dimension cognitive pour trouver une stratégie à partir d’une référence gravitaire verticale et assurer une stabilité dans l’orientation spatiale d’exposition. Ils éviteront les répartitions anormalement asymétriques et basculeront de solutions binaires à des solutions chaotiques quand le besoin s’en fera sentir, tout en maintenant l’activité tonique et de stabilisation des masses corporelles.

Maurin et La Spesa n’étaient pas nés de la dernière pluie : ils avaient connus comme tout un chacun les affres de contraintes mécaniques anormales et répétées, les difficultés dans les articulations d’un axe stratégique, les dérèglements du fonctionnement des entrées et du rendu, et trop souvent les oscillations posturales de la station debout certains soirs au comptoir : en vérité il faut savoir que c’est dans la nature même de la construction du corps humain de favoriser le mouvement plus que la stabilité !

Il s’agira donc dans toutes ces situations délicates de pratiquer le repousser du sol, aidés en cela par le plateau inertiel de guidage (sorte de conseil d’orientation), de garder souplesse et décontraction –pas de rétractions, tensions, ni de tassements inutiles-, de maintenir enfin la posture en dépit des forces contraires et de s’adapter en permanence au rééquilibrage de cette dernière.

La Spesa : Maurin, tu m’as l’air bien endormi pour l’heure ! Besoin d’une déprogrammation posturale ?

Maurin : Détrompe-toi ma chère, tel que tu me vois là, je me déroule en rafale … en prévision d’un auto agrandissement à l’horizontale.