maurin_et_la_spesa

les oeuvres sont en réserve

Casanova Forever août 17, 2012

A Narbonne : Dead man walking, quelques vues au Musée archéologique. Photographies FRAC Languedoc-Roussillon. Août 2010.

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Keep_in_suspense au Living_Room septembre 30, 2011


Keep in suspense – Maurin et La Spesa
Performance-Conférence  autour d’une sculpture

L’art-la vie-la mort, Part II
Vendredi 30 septembre 2011 à 19 h au Living Room

La question posée ici par Maurin et La Spesa est la réception de leur travail artistique par les regardeurs : sont-ils à même d’apprécier certaines de leurs pièces, par exemple cette récente production mentale de Maurin, un petit cochon pendu au plafond, une SFH (entendez sculpture figurative hyperréaliste) qui se réfère à une comptine en un temps où l’on savait reconnaitre une queue de cochon.

Dans quelle mesure peut-on demander au public  de consacrer un temps stable d’observation détaillée l’esprit disponible et détendu, à une sculpture qui ne performe en aucune façon ?

Sans compter que l’entreprise de La Spesa témoigne peut-être d’un soupçon planant sur la dite sculpture : serait-elle suffisante pour être présentée seule et muette… ne souffrirait-elle pas d’un manque de conviction plastique ? Une présence discourante plus ou moins attractive sur le fond pourra- t-elle compléter  ou remédier à une possible faiblesse de la forme ?

Ce qui expliquerait assez la relation au Burn Out Syndrome, maladie professionnelle qui menace plus qu’on ne croit les artistes aujourd’hui dans l’épuisement d’une auto exploitation scandaleuse dans la recherche du chef d’œuvre

 

Nourritures terrestres, installation janvier 6, 2011

Nourritures terrestres, installation

Lieu d’exposition : Chapelle de la Salamandre -3 place de la Salamandre – Nîmes – Tél 04 66 76 23 90 Exposition du 3 au 25 septembre 2010 – Ouvert du mardi au samedi de 15 à 19 hInstallation produite par l’association Le Manif pour la manifestation « D’un regard l’autre » deuxième édition dans le cadre du Festival régional ARTDESSENS initié par le Conseil régional Languedoc-Roussillon – 2010

 

L’exposition Nourritures terrestres août 29, 2010

« Aimer sans doute est le possible le plus lointain. »
Georges Bataille – Le coupable – 1943.

« Il n’est pas de sentiment qui jette dans l’exubérance avec plus de force que celui du néant. »  Georges Bataille – L’érotisme – 1957.

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Maurin et La Spesa, couple en art et dans la vie, affirment que les plus dangereuses manifestations de colère ressenties par l’organisme sont celles qui ne sont pas mises en scène ou organisées en dispositif plastique (!). Elles minent le terrain physiologique, organique, et nerveux. D’où la nécessité d’écouter son corps, d’éprouver les battements de son cœur, de sentir la pression sanguine dans ses veines ou son état d’énervement, et de s’octroyer un temps conséquent… d’installation, avant de trouver le repos.

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Lieu d’exposition : Chapelle de la Salamandre -3 place de la Salamandre – Nîmes – Tél 04 66 76 23 90 //Vernissage le vendredi 3 septembre 2010 – exposition du 3 au 25 septembre – Ouvert du mardi au samedi de 15 à 19 h Installation produite par l’association Le Manif pour la manifestation « D’un regard l’autre » deuxième édition dans le cadre du Festival régional ARTDESSENS initié par le Conseil régional Languedoc-Roussillon – 2010 ______________________

 

La dernière marche mai 22, 2010


PROJET : Dead Man Walking  (La dernière marche)

Si ce projet peut faire référence aux figurations médiévales de la vanité c’est qu’on se trouve ici en affinité avec l’irrévérence et la forme comique conjuratoire …

« La verticalisation du corps vivant et son retour à l’horizontale sont donc bien une affaire où le regard de l’autre joue un rôle essentiel, car ce sont les autres qui, dans le noir sans conscience où nous serons « un jour », se chargeront d’allonger notre corps sous la terre et de nous faire disparaitre à leurs yeux. C’est sur cette différence radicale (la différence symbolique) que repose la confiance entre les êtres et le lien de l’humanité avec elle-même. » (Emmanuel Latreille – Alain Benoit-Recherche d’une statuaire-Catalogue : Tenir gros-Alain Benoit- 2008)


« Le propre de la Vanité était de constituer une méditation de caractère religieux sur la nature humaine : la Vanité contemporaine ne constitue-t-elle pas la plus juste expression d’un monde qui n’en revient pas d’être sans Dieu, un monde purement humain, livré aux forces du comique et de la dérision ? » (Catherine Grenier-La revanche des émotions-Seuil-2008)

L’installation Dead Man Walking est composée des sculptures statuaires, autoportraits plutôt réalistes de M&LS, d’un corbillard hippomobile, de deux cercueils capitonnés ouverts et de deux corbeaux naturalisés.

C’est une projection – auto représentation fictive du couple – d’un moment post-mortem, qui se joue de la dualité vie/mort, et qui transgresse les interdits et les tabous de la figuration des morts. Leurs visages seront moulés sur le réel, mais leurs colorations seront (sobrement) cadavériques.

Maurin et La Spesa exprime sur le ton de l’humour noir, une certaine « fatigue d’exister » dans le travail et l’effort qui caractérise leur pratique artistique et leur engagement pour l’art en général, symbolisée par la panne de leur propre corbillard et l’effort ultime qu’il ont encore à produire pour le pousser jusqu’au cimetière… et assumer leur propre mise au tombeau.

En ce qui concerne la passivité où l’on est (paraît-il) quand on est mort, apparemment ici la mort de M&LS n’aura été qu’une simple panne de conscience, (la participation des autres à leur disparition est signalée par les habits conventionnels tout à fait inhabituels chez eux  dont ils sont vêtus) et puis les « choses à faire » ont ressurgi, plus le temps de penser alors à se laisser aller à l’horizontale… Il faut agir : Papa tire et maman pousse ! (chanson « papa pique et maman coud »)

La vétusté du « petit véhicule » outre sa référence légère au bouddhisme occidental et sa plasticité manifeste, fait référence à l’archaïsme des images de la mort encore en vogue aujourd’hui, et aux notions de retour à l’essentiel (fabrication de la « caisse en bois », décoration minimale et pourtant soignée, efficace : les peintures noires avec un filet d’argent, les festons, le capitonnage, les textiles, etc.) qui font penser à la manière populaire d’accompagner ses morts, manière qui a perduré dans les villages, avec un rapport au rural (le cheval) et à la familiarité avec ses choses (perdues dans l’aménagement moderne des morts en hôpital, les morgues, les emballements en sacs plastiques, etc.) dans un monde plus en phase avec la réalité des relations et des corps, et du coup plus près des évènements de nos vies.

Pour Maurin et La Spesa, particulièrement, cet aspect du « fait-main » et « fait humain » est partie intégrante de leur propos, car ils pensent (et le prouvent) que toute évolution, tout travail artistique recherchant des nouvelles images, demandent de s’y atteler entièrement et de toute son énergie…

Ce projet est à ce titre deleuzien dans le sens où « trop de gens veulent être bordés » : un appel à la conscience élargie, à la volonté d’agir en travaillant vers cet objectif, à la production d’imaginaire et de désirs de l’être pour lui-même (pour se transformer lui-même) : Borde-toi donc toi-même ! Pourquoi pas « Enterre-toi donc toi-même ! »

«  Comme on fait son lit on se couche, personne ne viendra vous border, trop de gens veulent être bordés (…) Il faut faire (passer) son chemin – voir encore le désir qui construit l’espace d’une réalisation possible… » Gilles Deleuze dans « Dialogues »

Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l’étendue de sa misérable condition. « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. Toute la joie silencieuse de Sisyphe est là. Son destin lui appartient. Son rocher est sa chose. » (« le mythe de Sisyphe » – Albert Camus)

Outre le geste d’une production esthétique bravache et quasiment burlesque, ce projet est une expression métaphorique des angoisses et du désespoir des artistes : à la fois cette fatigue occasionnée par le poids du travail quotidien et les progrès toujours trop lents à leur goût sur leur nature humaine et ses atavismes (comme il est ardu de changer quelque chose à sa propre nature, quand va-t-on pouvoir se reposer, etc. ?), et la mise en scène, comique et grotesque (l’endroit de la vanité) où sont représentés la non-résolution des aspects religieux ou athées de la vie après la mort…

 

D’où viens-tu Johnny? janvier 10, 2010

Vue de l’exposition D’où viens-tu Johnny ? organisé par Artelinea à la galerie ESCA sept-oct 2007
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Ane, cher âne, ne vois-tu rien venir ? Vidéo sonore


Duo : allumer le feu (vidéo animation sonore)

D’où viens-tu Johnny ?

Le Johnny’sWetLog Signature

Article de Céline Mélissent

 

Tentation de saint Antoine décembre 31, 2009

Une vue de l’exposition, avec Les 3T, Welcome (le chat noir) et L’expérence de la durée au premier plan.

Extrait de la conférence « L’art, la vie, la mort » du 22 décembre 2009 au Living Room, Montpellier.

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Mais toutes ces choses si présentes et si gardées, ces drôles de cérémonie, ces incroyables croyances, ces usages figés une fois pour toutes, tout cela n’est-il pas la mort ? un couvercle sur notre marmite, une épaisse couche à déprimer, une manière à la Sénèque de s’habituer à la mort pour moins souffrir quand il faudra y faire face…

(…)

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Un ensemble de pièces reliées par une réflexion sur la Tentation de saint Antoine, avec documentation sur la peinture religieuse et les écrits illustrant le propos.


L’expérience de la durée
2009 // Table sur pied ferronnerie/Grès noir chamotté/souris de laboratoire naturalisée/goudron noir/ficelle coton// Dim. 0,80 m x 0,80 x 1.20 m