maurin_et_la_spesa

les oeuvres sont en réserve

L’inévitable clairière novembre 11, 2012

Expérience botanique « Indoor » en système hydroponique, billes d’argile, humus, ventilation, 2 lampes 250 W, 18 pots, …

Graines toxiques, une dizaine. Liste ici, dans l’un des visuels de la galerie d’images de l’exposition HEM HEM.

Une surveillance de 3 mois, et puis cueillette, écrasée en mortier-pilon, macération glycérine, filtrage et récolte du jus toxique, mis en fioles de porcelaine. Un petit film à l’Espace Vallès tourné le 13 octobre.


La ciguë, est associée à Socrate, condamné à boire un mélange de jus de ciguë, de laudanum (appelé aussi teinture d’opium safranée) et de vin – la mort «douce» réservée aux criminels privilégiés.

Propos recueillis : « Les herbes utilisées par les sorcières et les botanistes de l’ancien temps sont toujours employées par les pharmacologues et les magiciens d’aujourd’hui. Les plus célèbres des herbes de sorcières, la mandragore, la jusquiame, le capuchon-de-moine (aconit), la ciguë, l’herbe aux sorciers (datura stramoine) et la belladone – toutes, curieusement mènent une double vie. Souvent, poisons mortels à haute dose, elles se transforment en médicaments ou philtres d’amour quand on les prend en petite quantité ou en application externe. (…) »

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Casanova Forever août 17, 2012

A Narbonne : Dead man walking, quelques vues au Musée archéologique. Photographies FRAC Languedoc-Roussillon. Août 2010.

 

Nourritures terrestres, installation janvier 6, 2011

Nourritures terrestres, installation

Lieu d’exposition : Chapelle de la Salamandre -3 place de la Salamandre – Nîmes – Tél 04 66 76 23 90 Exposition du 3 au 25 septembre 2010 – Ouvert du mardi au samedi de 15 à 19 hInstallation produite par l’association Le Manif pour la manifestation « D’un regard l’autre » deuxième édition dans le cadre du Festival régional ARTDESSENS initié par le Conseil régional Languedoc-Roussillon – 2010

 

L’exposition Nourritures terrestres août 29, 2010

« Aimer sans doute est le possible le plus lointain. »
Georges Bataille – Le coupable – 1943.

« Il n’est pas de sentiment qui jette dans l’exubérance avec plus de force que celui du néant. »  Georges Bataille – L’érotisme – 1957.

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Maurin et La Spesa, couple en art et dans la vie, affirment que les plus dangereuses manifestations de colère ressenties par l’organisme sont celles qui ne sont pas mises en scène ou organisées en dispositif plastique (!). Elles minent le terrain physiologique, organique, et nerveux. D’où la nécessité d’écouter son corps, d’éprouver les battements de son cœur, de sentir la pression sanguine dans ses veines ou son état d’énervement, et de s’octroyer un temps conséquent… d’installation, avant de trouver le repos.

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Lieu d’exposition : Chapelle de la Salamandre -3 place de la Salamandre – Nîmes – Tél 04 66 76 23 90 //Vernissage le vendredi 3 septembre 2010 – exposition du 3 au 25 septembre – Ouvert du mardi au samedi de 15 à 19 h Installation produite par l’association Le Manif pour la manifestation « D’un regard l’autre » deuxième édition dans le cadre du Festival régional ARTDESSENS initié par le Conseil régional Languedoc-Roussillon – 2010 ______________________

 

au Living Room décembre 31, 2009

Résidence du mois de décembre 2009 au Living Room, 5 rue Fouques à Montpellier …

image extraite de la vidéo Kaléidoscope - 2009

Performance-conférence sur l’art, la vie et la mort
le 22 décembre 2009 à 19 h

Extrait : Boucle1………………………………………………………………………………

I Bonsoir,

Si j’ai accepté de préparer cette intervention de ce soir, c’était au départ pour faire la maligne— en effet j’ai la maturité émotive d’une fille de 13 ans, je rougis si un homme me lance des regards appuyés, je déteste qu’on me parle de mon physique et je suis prête à mélanger mon sang, poignet contre poignet avec une nouvelle amie pour la vie.

II Je m’appelle La Spesa ; je suis la partie femelle du groupe d’artistes Maurin et La Spesa, qui œuvrent par ici en Languedoc Roussillon.

La pièce emblématique de notre entrée en matière si j’ose dire, est un autoportrait du couple en céramique, qui pose près de sa production, une drôle de patate verte deux fois plus grosse qu’eux, mise sur des tréteaux comme à la foire, et à leur pied une mappemonde dégonflée et un peu sale… ça  disait la nécessité d’inscrire un travail dans le monde de l’art contemporain et dans le monde tout court.

III Maurin et La Spesa vivent une épopée

C’est-à-dire une suite d’actions réelles et pourtant très extraordinaires tenant (parfois) de l’héroïsme. J’ai trouvé cette définition dans le dictionnaire !

IV Mais il y a les moments bzzz…

Un moment bzz est un moment où l’ange passe (d’où le son bzzz) dans un esprit en proie à l’épouvante devant le vide, devant la sensation  de sa propre stérilité, en proie au manque cruel par exemple de projet artistique intéressant dans les semaines à venir. On pense alors pense à la chute.

V Maurin, c’était art contemporain ou rien : pas question un seul instant d’art singulier ou d’art pauvre, ou encore d’art spécialisé sculpture, pour lui la sculpture avait prouvé son incapacité à évoluer, et il a fallu que ce soient les peintres au début du XXème siècle, qui la sortent un peu de sa masse, de sa matière et de ses 4 idées mortifères.

VI La MORT

La mort n’est rien pour Epicure : une absence de sensation : nous existons et la mort n’est pas là ; lorsque nous n’existons plus la mort est là !

VII Les vrais pêchés de maurin et la spesa :

se moquer de l’épouvante et refuser la fonction anxiolytique et anxiogène de l’enfer ! Ce n’est pas bien de tirer des flèches Décathlon sur des chérubins ailés en terre fraîche, noire mais crue, afin qu’ils s’écrasent au sol ou sur la superbe jaguar enrubannée qui était censée transporter des jeunes mariés en toute cérémonie…
(…)

plus d’image s de maurin et la spesa au Living Room

David BIOULES, Noël, Maurin & La Spesa, 24/28 décembre 2009 [http://livingroomart.files.wordpress.com/2009/11/maurinlaspesaaulivingroom_textedavidbioules.pdf]