
I – La stylistique des mots
1-2. Les écarts par inversion: (…)
la contrepèterie: il s’agit d’intervertir des lettres ou des syllabes.
la métathèse: il s’agit de la permutation des consonnes témoignant ainsi d’une ignorance de la langue dans une volonté de réalisme souvent comique.
L’inversion des lettres dans le titre Pétés capichaux serait-elle plus près de la métathèse, d’une comique impossibilité de prononciation comme dans « l’aréodrome », que des inversions d’une contrepèterie ? C’est bien la langue qui a fourché et le cerveau phonétiquement capitulé devant la jubilation d’entendre l’expression correcte détournée de son sérieux et de sa menace infernale.
Les langues donc fourchues de Maurin et La Spesa auront-elles raison de certaines résistances des forces du bien et des convenances ?
Les pétés capichaux constituent une aire de jeu pour assembler les éléments qui inclinent à penser que la descente aux Enfers — particulièrement dans son acception parodique- devient un motif structurel essentiel : une grille à remplir de nos petits et grands arrangements avec nos pulsions monstrueuses si humaines !
Et pas question de se limiter : Maurin et La Spesa ont pioché et piocheront partout pour dénicher ces travers si touchants…
Il y a plusieurs volets issus des “Pétés capichaux” :
Les pièces participant en 2008 à la Dégelée Rabelais,
↔
↔
↔
… et puis Des anges,
galerie ESCA au PPCM en janvier 2009,
↔
et encore la Tentation de saint Antoine
au salon Art-Nîmes en septembre 2009,
↔
et enfin en cette fin d’année 2009,
la résidence Maurin et La Spesa au Living Room à Montpellier.
↔



