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Extrait de la conférence “L’art, la vie, la mort” du 22 décembre 2009 au Living Room à Montpellier :
(…)
Du petit vers le grand, du local au global : du Mickey en tissu provençal ‘Live in South of France’, modeste et désolé de l’être, à une tentative de starisation factice due à l’embauche de gardes du corps pas discrets en protection rapprochée lors d’un vernissage au frac lr (faire croire qu’on était devenus des célébrités, et en même temps, en profiter pour dire au milieu de l’art qu’il était quand même pas trop rassurant pour les nouveaux arrivants) ;
De la modestie à l’usage de la vanité comique, il n’y a eu qu’un pas : des pièces pouvant être directement reliées à la vanité contemporaine j’en ai relevé des incontestables : il y a ce travail multimédia « Il était une fois… une fin », où une galerie d’art ayant élu domicile au pied d’un volcan se voyait doucement immerger par une jolie lave rouge jusqu’à complète disparition sur un son de fin du monde ;
Aussi Le Drelin drelin s’agitent les grelots pour Chauffe Marcel en 2006, cet éléphant rose surmonté d’un nouvel autoportrait de maurin et la spesa et tournant sur lui-même, comme dans un numéro de cirque, le tout encerclé d’une ronde projetant des grelots et des têtes de morts en couple pour d’ultimes sauts périlleux ;
Et peut-être un vrai programme dans l’exposition de 2007 « D’où viens-tu Johnny ?», en faveur de postures enfin dégagées et rieuses, vers une exploration artistique interrogeant les limites du possible ! une fiction autobiographique mimant l’économie globale de l’art, une façon de réinterpréter et de s’approprier notre histoire : de produire un sens à l’existence au sein du chaos de la réalité. (…)
♣Live in South of France

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On-Off

♣ Drelin drelin s’agitent les grelots

♣ Il était une fois… une fin
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D’où viens-tu Johnny ?

♣ Dead man walking
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(…) Tels sont divers aspects des Vanités contemporaines : c’est une comédie de la vanité sous l’angle de l’humour et de l’ironie.
On manie l’irrévérence et le comique. L’hyperbole, la bouffonnerie, la violence d’expression, sont des caractères constitutifs de la création contemporaine manifestée dans ces vanités. Conjuration de la faillite des utopies et désenchantement: c’est l’expression d’un monde qui vit sans Dieu et qui est purement humain voué au comique et à la dérision.
R.Dumoux
